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Autoconsommation photovoltaïque : fonctionnement, aides 2026 et conseils d’installation en Bretagne

Par Ronan Olivin·4 min de lecture·Mis à jour le 21 Avr 2026

Vous n’avez pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel à retenir :

L’autoconsommation photovoltaïque consiste à produire et consommer sa propre électricité solaire. En 2026, une installation résidentielle de 3 à 9 kWc permet de couvrir 30 à 50% des besoins électriques d’un foyer, avec un tarif de rachat du surplus garanti à 0,04 €/kWh pendant 20 ans via EDF OA. La prime à l’autoconsommation s’élève à 80 €/kWc pour les installations ≤9 kWc (T2 2026), et la TVA réduite à 5,5% s’applique sous conditions. En Bretagne Sud, avec 1 942 heures d’ensoleillement annuel à Lorient et 2 074 heures à Vannes (données Météo-France), les installations sont rentables et bien adaptées au climat local.

Sommaire de l'article

Produire sa propre électricité et l’utiliser directement chez soi : c’est le principe de l’autoconsommation photovoltaïque. En 2026, cette solution intéresse de plus en plus de propriétaires qui cherchent à réduire leur facture d’énergie et à gagner en autonomie face aux hausses tarifaires successives.

Mais entre les types d’installation possibles, les aides disponibles, les démarches administratives et les spécificités locales, il est parfois difficile de s’y retrouver. Cet article vous donne une vision complète et à jour : fonctionnement technique, 3 modes d’autoconsommation, aides 2026 vérifiées (prime à l’autoconsommation, TVA réduite à 5,5% sous conditions), tarifs de rachat en vigueur, fourchettes de prix du marché et conseils propres au contexte breton.

Qu’est-ce que l’autoconsommation photovoltaïque ?

L’autoconsommation photovoltaïque désigne le fait de consommer directement l’électricité produite par vos propres panneaux solaires. Contrairement à une installation dédiée entièrement à la revente, ici la production couvre en priorité vos besoins domestiques : éclairage, électroménager, chauffage électrique, pompe à chaleur.

Le principe est simple : lorsque vos panneaux produisent de l’énergie, elle est consommée en temps réel dans votre logement. Le réseau public intervient uniquement en appoint, quand votre production est insuffisante (la nuit, par exemple, ou lors de journées très couvertes). L’électricité solaire est ainsi toujours prioritaire sur celle du réseau.

Le surplus éventuel, c’est-à-dire la production qui dépasse votre consommation instantanée, peut être stocké dans une batterie, vendu à EDF OA, ou dans certains cas, perdu si vous avez opté pour une installation totale sans batterie ni revente.

Taux d’autoconsommation : qu’est-ce que c’est ?

Le taux d’autoconsommation mesure la part de votre production solaire que vous consommez vous-même, par opposition à ce que vous injectez sur le réseau. Un taux de 30 à 50% est typique pour un foyer sans batterie dont les occupants sont absents en journée. Avec une batterie de stockage, ce taux peut atteindre 60 à 80% selon vos habitudes.

À ne pas confondre avec le taux d’autosuffisance, qui mesure la part de vos besoins totaux couverts par l’énergie solaire. Ces deux indicateurs sont complémentaires : on peut avoir un bon taux d’autoconsommation tout en restant fortement dépendant du réseau si la puissance installée est faible par rapport à la consommation annuelle du foyer.

Les 3 types d’autoconsommation solaire

Il existe trois modes d’autoconsommation, qui diffèrent par la façon dont est gérée la production non consommée instantanément. Le choix dépend de votre profil de consommation, de votre budget et de la configuration de votre toiture.

Autoconsommation totale (sans injection réseau)

Dans ce cas, toute l’électricité produite est soit consommée directement, soit stockée dans une batterie. Aucune injection n’est réalisée sur le réseau public. Ce mode convient particulièrement aux petites installations de moins de 3 kWc ou aux kits plug and play installés sans raccordement Enedis.

L’avantage principal est la simplicité administrative : aucun contrat de revente à signer, aucune démarche auprès d’un gestionnaire de réseau. En revanche, sans batterie, le surplus produit aux heures de fort ensoleillement (entre 11h et 15h) est perdu. La rentabilité dépend donc fortement de la présence ou non d’un système de stockage.

Autoconsommation avec revente du surplus

C’est le schéma le plus répandu pour les installations résidentielles de 3 à 9 kWc. L’électricité produite est d’abord consommée sur place, et l’éventuel surplus est injecté sur le réseau, où il est racheté par EDF OA à un tarif réglementé garanti pendant 20 ans.

Ce tarif est verrouillé à la date de la Demande Complète de Raccordement (DCR) que vous déposez auprès d’Enedis. Pour le deuxième trimestre 2026, le tarif de rachat du surplus est de 0,04 €/kWh pour les installations de 9 kWc ou moins. À titre d’exemple indicatif, une installation de 6 kWc produisant environ 6 000 kWh par an, avec 40% du volume injecté sur le réseau, générerait environ 96 €/an de revenu de revente. Ce chiffre varie selon votre profil de consommation réel et vos habitudes d’utilisation.

Le contrat OA est signé avec EDF OA via un formulaire transmis par Enedis lors de la mise en service de l’installation.

Autoconsommation collective

L’autoconsommation collective consiste à mutualiser la production d’une installation entre plusieurs consommateurs situés à proximité : copropriété, lotissement, zone artisanale ou tertiaire. Ce dispositif est encadré par Enedis sous la forme d’une Opération d’Autoconsommation Collective (OAC).

Chaque participant reçoit une quote-part de la production selon des clés de répartition définies à l’avance. Ce mode reste plus complexe à mettre en place qu’une installation individuelle, mais il peut offrir une solution pertinente pour des configurations où une seule toiture ne peut pas être équipée (immeuble en copropriété, par exemple).

Comment fonctionne une installation photovoltaïque en autoconsommation ?

Une installation en autoconsommation repose sur une chaîne de conversion relativement simple. Comprendre chaque maillon permet de mieux choisir son équipement et d’anticiper les questions de maintenance.

Les panneaux solaires produisent du courant continu

Les cellules photovoltaïques en silicium réagissent à la lumière, et non à la chaleur. Cela signifie qu’elles produisent de l’électricité même par temps couvert, tant que la luminosité est suffisante. Cette production se fait en courant continu (DC), qui n’est pas directement utilisable par les appareils électriques domestiques.

Par temps nuageux, la puissance produite est réduite mais non nulle. C’est un point souvent mal compris, et particulièrement important pour les propriétaires bretons.

L’onduleur convertit en courant alternatif utilisable

L’onduleur est le coeur du système. Il transforme le courant continu produit par les panneaux en courant alternatif (AC), compatible avec le réseau électrique domestique. Dès que cette conversion est opérée, l’électricité est disponible dans votre tableau électrique et alimente vos appareils en priorité.

Deux architectures sont possibles : l’onduleur central (une seule unité pour tous les panneaux) ou les micro-onduleurs (un par panneau). Les micro-onduleurs sont plus résilients en cas d’ombrage partiel sur un ou plusieurs panneaux, car la baisse de production d’un panneau n’affecte pas les autres.

Le compteur Linky mesure les flux

Le compteur communicant Linky, géré par Enedis, enregistre simultanément votre consommation depuis le réseau et votre production injectée. Il effectue une télérelève automatique, sans intervention de votre part. Les données servent à établir votre facturation et, si vous avez signé un contrat OA, à calculer le volume injecté racheté.

En complément, votre installateur vous fournira généralement un système de monitoring (application ou interface web) qui affiche en temps réel la production de vos panneaux, votre consommation instantanée et le bilan énergétique journalier.

Avantages de l’autoconsommation photovoltaïque

Les bénéfices d’une installation en autoconsommation sont concrets et mesurables, à condition d’adapter la puissance installée à votre profil de consommation.

Le premier avantage est la réduction directe de la facture d’électricité. L’énergie autoconsommée n’est pas achetée au fournisseur, ce qui représente une économie au prix plein du marché. En 2026, chaque kWh autoconsommé évite un achat à environ 0,19 €/kWh au tarif réglementé (tarif bleu base EDF au 1er février 2026), contre 0,04 €/kWh si ce même kWh était vendu en surplus. Autrement dit, maximiser l’autoconsommation est bien plus rentable que maximiser la revente.

Deuxième avantage : la protection partielle contre les hausses de prix de l’électricité. En couvrant une part de vos besoins par votre propre production, vous réduisez votre exposition aux fluctuations tarifaires futures.

L’impact environnemental est également significatif. Les panneaux photovoltaïques produisent une énergie décarbonée, sans combustion ni émission de CO2 à l’usage. Sur l’ensemble du cycle de vie d’une installation, le bilan carbone reste très favorable.

Enfin, une installation bien dimensionnée valorise le bien immobilier. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est amélioré, ce qui peut jouer un rôle dans le prix de revente ou la location du logement.

Limites et contraintes à connaître

L’autoconsommation photovoltaïque n’est pas sans contraintes. Les connaître à l’avance permet d’éviter les désillusions et de dimensionner l’installation de façon réaliste.

L’investissement initial reste important : entre 11 000 et 35 000 € selon la puissance installée, avant déduction des aides. C’est un engagement financier qui nécessite une analyse sérieuse du temps de retour sur investissement, généralement estimé entre 8 et 12 ans selon la puissance, le profil de consommation et le coût de l’électricité.

La production solaire est par nature variable : nulle la nuit, réduite par temps couvert, maximale en milieu de journée en été. Sans batterie, la dépendance au réseau reste importante, notamment pour les foyers dont la consommation est essentiellement nocturne (chauffage, cuisson du soir).

Le taux d’autoconsommation dépasse rarement 50% sans batterie pour un foyer classique dont les occupants sont absents en journée. Décaler les usages (lave-linge, lave-vaisselle, chargement de véhicule électrique) aux heures de forte production améliore ce ratio.

Sur le plan administratif, plusieurs démarches sont obligatoires pour une installation avec injection réseau : dépôt d’une Convention d’Autoconsommation avec Injection (CACSI) auprès d’Enedis, et selon la surface des panneaux et la zone urbaine, une déclaration préalable de travaux en mairie. Un installateur RGE vous accompagnera dans ces formalités.

Enfin, un entretien régulier est nécessaire : nettoyage annuel ou bisannuel des panneaux, vérification de l’état de l’onduleur. L’onduleur a une durée de vie d’environ 15 ans et devra être remplacé au cours de la vie de l’installation.

Le matériel d’une installation en autoconsommation

Une installation résidentielle en autoconsommation comprend plusieurs équipements dont la qualité et l’adéquation au projet déterminent les performances sur le long terme.

Les panneaux photovoltaïques

La technologie monocristalline est aujourd’hui recommandée pour les installations résidentielles, avec un rendement de 20 à 22% selon les modèles. Elle offre un bon compromis entre compacité et performance, ce qui est utile sur des toitures aux surfaces limitées.

Pour avoir une idée de l’encombrement, comptez environ 6 à 7 m² de surface de panneaux par kWc installé. La durée de vie annoncée par les fabricants est de 25 à 30 ans, avec une garantie de performance (les panneaux maintiennent au minimum 80% de leur rendement initial sur cette période).

L’onduleur

L’onduleur est le composant qui nécessite le plus d’attention sur le long terme. Sa durée de vie est d’environ 15 ans, contre 25 à 30 ans pour les panneaux. Un remplacement est donc à prévoir et à budgéter lors de l’analyse du coût total du projet.

Les micro-onduleurs, installés panneau par panneau, sont particulièrement adaptés aux toitures présentant des zones d’ombrage (cheminée, lucarne, faîtage mitogen). Ils sont plus coûteux à l’achat mais offrent un meilleur niveau de production dans ces configurations.

Le compteur et le système de monitoring

Le compteur Linky est fourni et installé par Enedis, sans frais supplémentaires pour le propriétaire. Il est indispensable pour toute installation avec injection réseau. Les données de télérelève permettent à votre fournisseur d’électricité de facturer votre consommation nette.

Le système de monitoring, fourni par votre installateur, vous donne accès en temps réel à vos courbes de production et de consommation. Il vous permet de suivre les performances de votre installation et d’identifier un éventuel dysfonctionnement.

La batterie de stockage (optionnelle)

La batterie permet de stocker le surplus produit en journée pour le consommer le soir ou la nuit. Elle peut faire passer le taux d’autosuffisance de 30% à 60-80% selon la capacité choisie et le profil de consommation.

Le coût d’une batterie lithium se situe entre 3 000 et 8 000 € selon la capacité (en kWh). Son amortissement est plus long que celui de l’installation de panneaux seuls. Il est donc important d’analyser sa rentabilité au cas par cas, en tenant compte du profil de consommation nocturne du foyer, avant d’investir.

Revente du surplus : l’obligation d’achat EDF OA en 2026

Lorsque votre installation produit plus d’électricité que vous n’en consommez au même instant, le surplus est injecté sur le réseau et racheté par EDF OA dans le cadre du mécanisme d’obligation d’achat.

Ce dispositif garantit un tarif fixe pendant 20 ans, verrouillé à la date de votre Demande Complète de Raccordement (DCR) auprès d’Enedis. Cela signifie que la rémunération de votre surplus ne sera pas affectée par d’éventuelles baisses des tarifs de rachat dans les années suivantes.

Pour les installations résidentielles de 9 kWc ou moins, le tarif de rachat en vigueur au deuxième trimestre 2026 est de 0,04 €/kWh. Ce tarif est stable depuis plusieurs trimestres pour ce segment de puissance.

Pour les installations entre 9 et 100 kWc (professionnelles ou agricoles), le tarif de rachat du surplus au T2 2026 est de 0,0473 €/kWh. Depuis le 1er janvier 2026, le seuil d’éligibilité à l’obligation d’achat a été abaissé à 200 kWc (contre 500 kWc auparavant) : les installations dépassant ce plafond ne sont plus éligibles au dispositif.

Le contrat de vente du surplus est signé avec EDF OA. La procédure passe par Enedis au moment du raccordement de l’installation.

Aides financières 2026 pour une installation en autoconsommation

Plusieurs dispositifs d’aide permettent de réduire significativement le coût d’une installation photovoltaïque résidentielle. Voici les trois principales aides en vigueur en 2026.

La prime à l’autoconsommation

La prime à l’autoconsommation est une aide de l’État versée via EDF OA, automatiquement associée au contrat de revente du surplus. Elle est calculée en fonction de la puissance installée.

Pour le deuxième trimestre 2026 (avril-juin 2026), le barème est le suivant pour les installations résidentielles de 9 kWc ou moins : 80 €/kWc. Cette prime est stable depuis cinq trimestres consécutifs pour ce segment, conformément à l’arrêté du 26 mars 2025.

Cela représente concrètement 240 € pour une installation de 3 kWc, 480 € pour 6 kWc, et 720 € pour 9 kWc. Pour les installations de 9 kWc ou moins, cette prime est versée en une seule fois à la première facturation.

Pour référence, la prime est plus élevée pour les installations professionnelles de 9 à 36 kWc (120 €/kWc au T2 2026) et plus basse pour les tranches supérieures (60 €/kWc pour 36 à 100 kWc).

La TVA réduite à 5,5%

Depuis le 1er octobre 2025, la TVA applicable à l’installation de panneaux photovoltaïques en résidentiel est passée de 10% à 5,5%, sous réserve de remplir des conditions cumulatives définies par l’arrêté du 8 septembre 2025 :

– Puissance installée inférieure ou égale à 9 kWc – Logement à usage d’habitation – Panneaux certifiés bas carbone (empreinte inférieure à 530 kgCO2eq/kWc, avec limites sur les métaux lourds) – Présence d’un système de gestion de l’énergie (EMS) – Conformité vérifiée par un organisme accrédité

Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, la TVA applicable est de 20%. Attention : si une batterie de stockage est incluse dans le devis, elle est soumise au taux normal de 20% (la batterie n’est pas considérée comme accessoire de l’installation PV au sens fiscal). C’est un point à vérifier attentivement avec votre installateur lors de l’établissement du devis, car le choix des matériaux et des équipements influe directement sur ce taux.

Le financement bancaire et les aides locales

L’installation de panneaux photovoltaïques peut être financée via un prêt personnel classique ou un crédit affecté proposé par certaines banques. Attention : l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) ne couvre pas les panneaux photovoltaïques, ce dispositif étant réservé aux travaux améliorant la performance thermique du logement (isolation, chauffage, eau chaude sanitaire). Les panneaux solaires thermiques, en revanche, sont éligibles à l’éco-PTZ.

Certaines collectivités locales (Région Bretagne, départements, communes) proposent des aides complémentaires à l’installation photovoltaïque. Renseignez-vous auprès de votre installateur RGE ou de l’Espace Conseil France Rénov’ de votre territoire pour identifier les dispositifs disponibles dans votre zone.

Autoconsommation en Bretagne Sud : ce qu’il faut savoir

La Bretagne souffre d’une réputation injustement mauvaise en matière d’ensoleillement. La réalité des données Météo-France est bien différente, surtout pour la zone côtière du sud de la région.

L’ensoleillement annuel à Lorient est de 1 942 heures par an, et de 2 074 heures à Vannes. Ces valeurs sont comparables à celles de villes comme Lyon ou Bordeaux. La Bretagne Sud bénéficie d’un microclimat côtier morbihannais caractérisé par une protection naturelle contre les vents du nord et des températures hivernales douces, qui limitent la dégradation des performances des panneaux par le gel ou la neige.

En pratique, 1 kWc installé en Bretagne Sud produit environ 1 100 à 1 300 kWh par an selon l’exposition et l’inclinaison du toit. À titre de comparaison, la même installation à Paris produit environ 1 000 à 1 200 kWh/kWc/an.

Pour une installation à Vannes, une configuration 6 kWc orientée plein sud avec une inclinaison de 30 à 40 degrés produit environ 6 600 à 7 800 kWh par an. Si ce foyer consomme 5 000 kWh/an et que 35% de la production est autoconsommée, les économies annuelles sur la facture représentent environ 5 000 × 0,35 × 0,19 €, soit un ordre de grandeur indicatif (environ 330 €/an) qui devra être affiné lors de votre étude personnalisée.

Pour optimiser les performances en Bretagne, quelques adaptations techniques sont recommandées par les installateurs locaux :

– Orientation sud ou sud-ouest de préférence, pour capter l’ensoleillement de l’après-midi, souvent plus favorable en zone côtière – Inclinaison de 30 à 40 degrés, optimale pour le niveau de latitude breton – Nettoyage bisannuel des panneaux recommandé en zone littorale, où les embruns et le sel marin peuvent réduire le rendement

Enfin, rappelons que les panneaux photovoltaïques réagissent à la luminosité et non à la chaleur directe du soleil. Par temps couvert, la production est réduite de 50 à 80% par rapport à une journée dégagée, mais elle n’est jamais nulle. Sur l’ensemble de l’année, l’ensoleillement breton suffit amplement à rentabiliser une installation correctement dimensionnée.

Si vous êtes propriétaire en Bretagne Sud, vous pouvez vous renseigner sur une installation photovoltaïque en Bretagne Sud avec Aquaclim Service, qui réalise des études personnalisées à domicile dans la zone Lorient-Vannes-Quimper.

Prix d’une installation photovoltaïque en autoconsommation en 2026

Le coût d’une installation varie selon la puissance choisie, le type de pose, les équipements et la complexité du chantier. Le tableau ci-dessous présente les fourchettes de prix observées sur le marché français en 2026 pour des installations clés en main, incluant matériaux, main-d’oeuvre, raccordement Enedis et démarches administratives.

PuissanceNb panneaux (approx.)Production/an Bretagne SudPrix installation clé en main
3 kWc6-8 panneaux3 300-3 900 kWh/an11 000 € – 15 000 €
6 kWc12-16 panneaux6 600-7 800 kWh/an15 000 € – 25 000 €
9 kWc18-24 panneaux9 900-11 700 kWh/an25 000 € – 35 000 €

Ces fourchettes sont indicatives et représentent les prix du marché avant déduction des aides (prime à l’autoconsommation et TVA réduite à 5,5% sous conditions). Le coût réel pour votre projet dépend de plusieurs paramètres spécifiques à votre situation : type de pose (surimposé ou intégré au bâti), accessibilité de la toiture, modèle de panneaux retenus et niveau d’équipement souhaité.

Pour affiner ces chiffres avec un devis adapté à votre logement et à votre profil de consommation, vous pouvez explorer les aides financières et prime à l’autoconsommation disponibles en 2026 et demander une étude gratuite auprès d’un installateur local RGE.

Pour mieux appréhender la rentabilité d’un investissement photovoltaïque avant de vous lancer, une analyse de votre consommation annuelle et de votre exposition solaire est indispensable.

FAQ : vos questions sur l’autoconsommation photovoltaïque

L’autoconsommation photovoltaïque est-elle rentable ?

Oui, à condition que la majorité de votre consommation soit diurne ou que vous optiez pour une batterie de stockage. Le retour sur investissement est estimé entre 8 et 12 ans selon la puissance installée, votre profil de consommation et le coût de l’électricité. La revente du surplus via le contrat EDF OA à 0,04 €/kWh accélère l’amortissement, mais l’autoconsommation directe reste la part la plus rentable de l’équation.

Quel est un bon taux d’autoconsommation ?

Un taux entre 30 et 50% est typique pour un foyer standard sans batterie dont les occupants sont absents en journée. Avec une batterie de stockage, ce taux peut atteindre 60 à 80%. L’objectif n’est pas de maximiser le taux d’autoconsommation à tout prix, mais d’optimiser les économies totales sur la facture. Un taux de 35% sur une installation bien dimensionnée peut générer plus d’économies qu’un taux de 60% sur une installation sous-dimensionnée.

Faut-il une autorisation pour installer des panneaux solaires ?

Oui, des démarches sont obligatoires pour une installation avec injection réseau. Il faut déposer une Convention d’Autoconsommation avec Injection (CACSI) auprès d’Enedis. Selon la surface des panneaux et la zone urbaine (notamment en secteur protégé ou en proximité d’un bâtiment classé), une déclaration préalable de travaux en mairie peut également être requise. Un installateur RGE gère ces démarches pour vous.

Quels sont les inconvénients de l’autoconsommation à 100% ?

Une autonomie totale est très difficile à atteindre sans batterie de forte capacité et sans adaptation stricte des habitudes de consommation. Viser 100% d’autosuffisance nécessite souvent de surdimensionner l’installation, ce qui n’est pas toujours rentable. En pratique, viser un taux d’autosuffisance de 60 à 70% en couplant panneaux et batterie représente le meilleur compromis entre investissement et économies réalisées.

Est-il préférable de tout consommer soi-même ou de revendre le surplus ?

L’autoconsommation directe est nettement plus avantageuse : chaque kWh autoconsommé vaut environ 0,19 €/kWh (prix évité sur la facture au tarif réglementé base EDF), contre seulement 0,04 €/kWh pour la revente du surplus dans le cadre du contrat EDF OA. Il est donc préférable de décaler les usages énergivores (lave-linge, lave-vaisselle, recharge de voiture électrique) aux heures de forte production solaire, typiquement entre 10h et 15h.

Les panneaux solaires fonctionnent-ils par temps couvert en Bretagne ?

Oui. Les panneaux photovoltaïques réagissent à la luminosité et non à la chaleur. Par temps couvert, la production est réduite de 50 à 80% par rapport à une journée bien ensoleillée, mais elle n’est pas nulle. En Bretagne Sud, avec 1 942 heures d’ensoleillement annuel à Lorient et 2 074 heures à Vannes, la production sur l’année est suffisante pour rentabiliser une installation correctement dimensionnée. La compréhension de la différence entre panneau solaire et panneau photovoltaïque est également utile pour bien évaluer votre projet, notamment sur la question des températures de fonctionnement.

L’assurance habitation couvre-t-elle les panneaux solaires ?

Oui, sous réserve de les déclarer à votre assureur lors de l’installation. Les panneaux fixés à la toiture sont généralement couverts au titre de l’assurance habitation en cas de dommages climatiques (grêle, tempête), de vol ou de bris accidentel. Un avenant spécifique peut être requis selon votre contrat. N’attendez pas le sinistre pour vérifier ce point.

Pour une étude personnalisée de votre projet en Bretagne Sud (Lorient, Vannes, Quimper), contactez Aquaclim Service pour un devis gratuit. Nos équipes évaluent votre toiture, votre consommation et votre situation pour vous proposer la solution la mieux adaptée.

Ronan Olivin Rédigé par Ronan Olivin

Je suis Ronan Olivin, associé-gérant d’Aquaclim Service, votre spécialiste en rénovation énergétique en Bretagne Sud. Depuis 2009, notre équipe de plus de 80 collaborateurs répartis sur nos agences de Lorient, Quimper et La Roche-Bernard s’engage à transformer votre habitat en un lieu confortable, éco-responsable et économe en énergie.

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