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COP d’une pompe à chaleur : définition, calcul, SCOP et valeurs réelles

Pompes à chaleurPar Ronan Olivin·13 min de lecture·Mis à jour le 23 Sep 2026

Vous n’avez pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel à retenir :

Le COP d’une pompe à chaleur est le rapport entre la chaleur produite et l’électricité consommée : un COP de 4 signifie 4 kWh de chaleur pour 1 kWh électrique. Cette page détaille la formule, la lecture d’une fiche technique et la différence entre le COP, mesuré à un instant donné (norme EN 14511), le SCOP, moyenne sur une saison de chauffe (norme EN 14825), et l’ETAS, cette même performance exprimée en pourcentage d’énergie primaire. Elle présente aussi le COP réel mesuré par l’ADEME sur 100 maisons, en moyenne 2,9, les seuils d’ETAS exigés par les aides CEE en 2026 (126 % ou 111 % selon les émetteurs), et les leviers qui améliorent la performance : température de l’eau de chauffage et réglages de l’installation.

Sommaire de l'article

Le COP (coefficient de performance) d’une pompe à chaleur est le rapport entre la chaleur qu’elle fournit et l’électricité qu’elle consomme : COP = énergie thermique produite (kWh) / énergie électrique consommée (kWh). Une pompe à chaleur qui consomme 2 kWh d’électricité pour fournir 8 kWh de chaleur a un COP de 4. Cette page détaille comment lire ce chiffre sur une fiche technique, la différence entre COP, SCOP et ETAS, le COP réel mesuré sur le terrain par l’ADEME, et les seuils exigés par les aides en 2026.

L’essentiel à retenir : le COP est le rapport entre la chaleur produite et l’électricité consommée (COP = kWh thermique / kWh électrique) ; un COP de 4 signifie 4 kWh de chaleur pour 1 kWh consommé. Le SCOP fait la moyenne de ce rapport sur toute une saison de chauffe et prédit mieux la consommation annuelle. Sur le terrain, l’ADEME mesure un COP moyen de 2,9 sur 100 maisons (octobre 2025). Pour les aides CEE 2026, une pompe à chaleur air-eau doit atteindre un ETAS d’au moins 126 % en basse température ou 111 % en moyenne ou haute température. Baisser de 10 °C la température de l’eau de chauffage fait gagner 1 point de COP.

Comment calculer le COP d’une pompe à chaleur ?

Le COP se calcule en divisant la chaleur produite par l’électricité consommée, en puissance instantanée (kW / kW) ou en énergie sur une période (kWh / kWh) : COP = énergie thermique produite / énergie électrique consommée. Le résultat est identique dans les deux cas tant que le fonctionnement reste stable.

En puissance : une pompe à chaleur qui restitue 8 kW de chaleur en consommant 2 kW d’électricité affiche un COP de 4 (8 divisé par 2). En énergie, sur une journée : la même machine qui produit 48 kWh de chaleur pour 12 kWh d’électricité consommée affiche aussi un COP de 4 (48 divisé par 12).

À titre de comparaison, un radiateur électrique classique transforme 1 kWh d’électricité en 1 kWh de chaleur : son COP est de 1 par construction. Une pompe à chaleur va chercher les kWh supplémentaires dans l’air extérieur, grâce à un fluide frigorigène et un compresseur électrique : le fonctionnement d’une pompe à chaleur détaille ce cycle en 4 étapes.

Vous n’avez pas besoin de calculer vous-même le COP de votre appareil : le chiffre affiché sur une fiche technique est mesuré en laboratoire, dans des conditions fixées par la norme EN 14511, pour que deux appareils restent comparables entre eux.

Comment lire le COP sur une fiche technique (A7/W35, norme EN 14511) ?

Un COP est toujours donné pour un couple de températures, la source froide puis l’eau produite : la notation “A7/W35” signifie air extérieur à 7 °C et eau de chauffage produite à 35 °C.

NotationLectureCe que ça représente
A7/W35air extérieur 7 °C, eau produite 35 °Cpoint de mesure standard, émetteurs basse température (plancher chauffant)
A7/W55air extérieur 7 °C, eau produite 55 °Cradiateurs, application moyenne ou haute température
A2/W35 et A-7/W35air extérieur 2 °C ou -7 °Cpoints plus froids, le COP y est plus bas
B0/W35sol (eau glycolée) à 0 °Cpompe à chaleur géothermique sur capteurs
W10/W35nappe à 10 °Cpompe à chaleur eau-eau

La fiche CEE BAR-TH-171 définit deux applications selon les émetteurs installés : basse température quand l’appareil annonce sa puissance pour une eau à 35 °C (plancher chauffant, plafond chauffant, ventilo-convecteurs), moyenne ou haute température à partir de 55 °C (radiateurs). Un même appareil affiche donc un COP plus faible en W55 qu’en W35 : pour comparer deux pompes à chaleur, il faut toujours regarder le même point de mesure.

Aquaclim Service installe des pompes à chaleur air-eau et air-air : les notations B0 et W10 ci-dessus servent uniquement à lire une fiche technique, elles ne concernent pas les appareils posés par Aquaclim.

Quelle différence entre COP, SCOP et ETAS ?

Le COP est une mesure instantanée à un seul point de température, le SCOP est la moyenne sur toute une saison de chauffe, et l’ETAS est cette performance saisonnière convertie en énergie primaire et exprimée en pourcentage.

Le SCOP se calcule selon la norme EN 14825, à partir de quatre températures extérieures de référence (-7 °C, +2 °C, +7 °C et +12 °C) et du fonctionnement à charge partielle, c’est-à-dire lorsque l’appareil ne tourne pas à pleine puissance, pour un climat de référence donné. Parce qu’il couvre l’ensemble d’une saison de chauffe plutôt qu’un seul point, c’est le SCOP qui annonce le mieux la consommation électrique sur une année.

L’ETAS s’exprime en pourcentage et se calcule selon le règlement européen 813/2013, pour des conditions climatiques moyennes. Il convertit cette performance saisonnière en énergie primaire, l’énergie mobilisée en amont pour produire l’électricité livrée au logement. Il sert à comparer une pompe à chaleur à une chaudière sur une base commune, et c’est le critère retenu par les aides à la rénovation énergétique en 2026.

L’EER et le SEER sont les équivalents du COP et du SCOP en mode rafraîchissement : l’EER mesure le rendement instantané, le SEER la moyenne sur une saison. Ces deux indicateurs concernent surtout la climatisation réversible : notre page sur le fonctionnement d’une climatisation réversible détaille l’EER et le SEER d’une climatisation réversible.

IndicateurCe qu’il mesureNorme / texteUnitéOù le trouver
COPchauffage, à un point de températureEN 14511ratio (ex. 4)fiche technique
SCOPchauffage, sur une saisonEN 14825ratiofiche technique, étiquette d’une climatisation réversible
ETASchauffage, sur une saison, en énergie primairerèglement UE 813/2013%fiche technique, dossier d’aides
EERfroid, à un point de températureEN 14511ratiofiche technique
SEERfroid, sur une saisonEN 14825ratioétiquette d’une climatisation réversible

Que dit l’étiquette énergie ?

Pour la climatisation réversible et les pompes à chaleur air-air (règlement UE 626/2011), l’étiquette énergie classe l’appareil selon son SCOP en chauffage et son SEER en rafraîchissement :

Classe énergieSCOP (chauffage)SEER (froid)
A+++≥ 5,10≥ 8,50
A++4,60 à < 5,106,10 à < 8,50
A+4,00 à < 4,605,60 à < 6,10
A3,40 à < 4,005,10 à < 5,60

L’étiquette d’une pompe à chaleur air-eau, elle, classe l’appareil selon son ETAS et n’affiche pas le SCOP.

Pourquoi le COP varie-t-il avec la température extérieure et la température de l’eau ?

Plus l’écart est grand entre la température de l’air extérieur et celle de l’eau envoyée dans les émetteurs, plus le compresseur doit travailler et plus le COP baisse.

Pour une pompe à chaleur aérothermique, la source froide est l’air extérieur : quand cet air se refroidit, l’écart avec la température de l’eau à produire augmente, et le compresseur consomme davantage pour maintenir la même puissance de chauffe. Notre page sur l’évolution du COP par grand froid détaille ce comportement selon la température extérieure.

Selon l’ADEME (octobre 2025), une pompe à chaleur est conçue pour fonctionner de façon optimale avec une eau de chauffage entre 35 et 45 °C, alors qu’une chaudière chauffe souvent à 60 °C. Baisser de 10 °C la température de l’eau qui circule dans les radiateurs fait gagner 1 point de COP. C’est la loi d’eau, intégrée à la régulation de la pompe à chaleur, qui ajuste en continu cette température de départ selon la température extérieure.

Pour des émetteurs qui exigent une eau plus chaude, voir notre page sur la pompe à chaleur haute température, et sur comment garder ses radiateurs avec une pompe à chaleur air-eau.

Quel COP réel mesure-t-on sur le terrain ?

L’ADEME a instrumenté 100 maisons individuelles équipées d’une pompe à chaleur en remplacement d’une chaudière : les appareils analysés affichent un COP moyen de 2,9, avec des écarts allant de 1,8 à plus de 4 selon la pose et les réglages.

L’échantillon regroupe 90 pompes à chaleur air-eau et 10 géothermiques, réparties dans 20 départements, avec des mesures prises à la minute pendant une saison de chauffe complète. Les résultats ont été publiés en octobre 2025.

Selon l’ADEME, une pompe à chaleur sur trois pourrait être plus performante avec de meilleurs réglages ou une pose plus rigoureuse. La performance mesurée n’est pas conditionnée par l’isolation du logement : une maison peu isolée équipée de radiateurs assez grands pour fonctionner à basse température obtient de bons résultats. Une pompe à chaleur bien configurée divise en moyenne par deux la facture de chauffage, et jusqu’à trois dans les meilleurs cas.

Le COP affiché sur une fiche technique est mesuré en laboratoire à 7 °C ; la mesure de terrain couvre, elle, tout un hiver, la production d’eau chaude sanitaire et des cycles de fonctionnement courts. C’est ce qui explique l’écart entre les deux chiffres.

Quel est un bon COP pour une pompe à chaleur ?

Sur une fiche technique, il faut comparer des COP mesurés au même point (A7/W35) et regarder surtout le SCOP ; en conditions réelles, un COP supérieur à 2,9 fait déjà mieux que la moyenne mesurée par l’ADEME, et les installations les mieux réglées dépassent 4.

Un chiffre de COP très élevé (7, 10) correspond souvent à un point de mesure favorable, air doux et eau peu chaude, ou à une pompe à chaleur de piscine, qui fonctionne dans des conditions très différentes d’une pompe à chaleur de chauffage. Il ne se compare pas à un COP mesuré au point A7/W35 d’une pompe à chaleur de chauffage.

Quels seuils d’ETAS et de SCOP pour les aides en 2026 ?

Pour la prime CEE d’une pompe à chaleur air-eau (fiche BAR-TH-171), l’ETAS doit atteindre au moins 126 % en basse température et 111 % en moyenne ou haute température ; pour cette dernière application, un ETAS d’au moins 140 % donne droit à un forfait de certificats plus élevé.

La fiche distingue les deux usages selon les émetteurs installés : plancher chauffant, plafond chauffant ou ventilo-convecteurs correspondent à une application basse température, avec un ETAS mesuré à 35 °C ; les radiateurs, y compris ceux annoncés en basse température à 45 °C, les installations mixtes et les pompes à chaleur qui produisent aussi l’eau chaude sanitaire relèvent d’une application moyenne ou haute température, avec un ETAS mesuré à 55 °C. La fiche exige aussi un régulateur de classe IV à VIII et la remise au client d’une note de dimensionnement.

La TVA à 5,5 % sur une pompe à chaleur air-eau reprend les mêmes seuils d’ETAS, pour un logement de plus de 2 ans et une pose par un professionnel RGE : notre page sur la TVA à 5,5 % sur une pompe à chaleur détaille les conditions.

Pour une pompe à chaleur air-air (climatisation réversible), la prime CEE (fiche BAR-TH-129) exige un SCOP d’au moins 3,9 pour une puissance jusqu’à 12 kW ; la TVA à 5,5 % s’applique depuis le 18 juillet 2026 sous conditions techniques, dont des seuils d’efficacité. Voir notre page sur la prime CEE pour une pompe à chaleur.

MaPrimeRénov’ reste ouverte pour une pompe à chaleur air-eau après la réforme du 1er septembre 2026, dans le parcours par geste : 5 000 € en profil Bleu, 4 000 € en profil Jaune, 3 000 € en profil Violet, non éligible en profil Rose, pour un plafond de dépense de 12 000 €. L’appareil doit respecter des exigences de performance propres au dispositif. Voir notre page sur les aides pour une pompe à chaleur en 2026.

Combien le COP change-t-il votre facture de chauffage ?

À besoin de chaleur égal, la consommation électrique se calcule en divisant les kWh de chaleur nécessaires par le COP : avec un COP de 2,9, 10 000 kWh de chaleur demandent environ 3 448 kWh d’électricité.

Hypothèses : besoin de 10 000 kWh de chaleur par an, tarif réglementé Base 6 kVA à 0,2001 €/kWh TTC en vigueur depuis le 1er août 2026, hors abonnement (source : décision de la CRE du 29 juillet 2026).

SystèmeCOPÉlectricité / anCoût / an
Chauffage électrique direct110 000 kWh2 001 €
PAC au COP moyen mesuré par l’ADEME2,93 448 kWh690 €
PAC bien réglée (hypothèse)3,52 857 kWh572 €

Dans ces hypothèses, l’écart avec un chauffage électrique direct atteint 1 311 € par an pour une pompe à chaleur au COP moyen ADEME, et 1 429 € par an pour une installation bien réglée. Pour affiner ce calcul selon votre logement, consultez notre page sur la consommation d’une PAC selon la surface.

Comment améliorer le COP de son installation ?

Les trois leviers mesurés par l’ADEME sont une eau de chauffage la plus basse possible grâce à une loi d’eau bien réglée, des émetteurs assez grands pour chauffer à basse température, et des réglages qui évitent les démarrages trop fréquents.

L’ADEME recommande de ne pas dépasser un démarrage par heure, et de privilégier une chauffe programmée en journée, quand l’air extérieur est plus doux. L’entretien est obligatoire au moins tous les 2 ans pour une pompe à chaleur de 4 à 70 kW, avec une attestation à jour : il permet de vérifier l’état des filtres et la charge de fluide frigorigène, dont l’encrassement ou le manque dégradent le COP. Une pompe à chaleur surdimensionnée par rapport aux besoins du logement multiplie les cycles courts, ce qui dégrade aussi son COP réel.

  • Régler ou faire régler la loi d’eau pour viser la température de départ la plus basse possible.
  • Vérifier que les émetteurs, plancher chauffant ou radiateurs, sont adaptés à un fonctionnement basse température.
  • Faire réaliser l’entretien obligatoire tous les 2 ans maximum.
  • Dimensionner une pompe à chaleur selon la taille et l’isolation du logement.
  • Consulter notre page pour limiter la consommation de sa pompe à chaleur.

Questions fréquentes sur le COP d’une pompe à chaleur

Que signifie un COP de 4 ?

Un COP de 4 signifie que la pompe à chaleur produit 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé, au point de mesure indiqué sur la fiche technique, par exemple A7/W35.

Où trouver le COP et le SCOP de sa pompe à chaleur ?

Le COP et le SCOP figurent sur la fiche technique du modèle installé. Le SCOP et le SEER apparaissent aussi sur l’étiquette énergie d’une climatisation réversible. L’ETAS, lui, se trouve sur la fiche technique et dans le dossier de demande d’aides.

Pourquoi le COP d’une pompe à chaleur baisse-t-il en hiver ?

Une pompe à chaleur aérothermique capte ses calories dans l’air extérieur : quand cet air se refroidit, l’écart avec la température de l’eau à produire augmente et le compresseur travaille davantage. En Bretagne Sud, ce phénomène reste limité par la douceur du climat océanique, mais il existe lors des épisodes de froid.

La géothermie a-t-elle un meilleur COP ?

En principe oui : la température du sol varie beaucoup moins que celle de l’air au fil des saisons, ce qui permet à une pompe à chaleur géothermique de maintenir un COP plus stable. Son installation reste cependant plus lourde, avec des travaux de forage ou de captage horizontal. Aquaclim Service n’installe pas de pompes à chaleur géothermiques.

En Bretagne Sud, chaque logement a ses propres émetteurs, sa propre isolation et sa propre exposition : c’est ce qui explique l’écart entre un COP de fiche technique et un COP réel. Nos techniciens réalisent une étude thermique personnalisée avant toute installation à Lorient, Vannes, Quimper et dans les communes alentour. Demandez un devis gratuit pour connaître les émetteurs et le dimensionnement adaptés à votre logement.

Ronan Olivin Rédigé par Ronan Olivin

Je suis Ronan Olivin, associé-gérant d’Aquaclim Service, votre spécialiste en rénovation énergétique en Bretagne Sud. Depuis 2009, notre équipe de plus de 80 collaborateurs répartis sur nos agences de Lorient, Quimper et La Roche-Bernard s’engage à transformer votre habitat en un lieu confortable, éco-responsable et économe en énergie.

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